From: Lindsey Amèrica-Simms <america.simms@gmail.com>
To: aidspolicylaw@lists.aidslaw.ca
Sent: Friday, 27 January 2012, 22:09
Subject: Call for signatories: Stop criminalizing people living with HIV // Appel de signataires : Arrêtons la criminalisation des personnes vivant avec le VIH
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Ce message vous vient de la liste de diffusion AIDSPOLICYLAW.
**Please circulate widely**
(Voir plus bas pour la version française.)
*Call for signatories:
Stop criminalizing people living with HIV*
On February 8, 2012, the Supreme Court of Canada will hear two landmark
cases on the issue of criminalization of HIV non-disclosure in R v. Mabior
and R v. DC. The Court's decisions in these two appeal cases will have
profound implications not only for people living with HIV, but also for
Canadian public health, police practice and the criminal justice system.
We invite Canadian and international organizations and professionals
working on issues related to HIV/AIDS and in the fields of public health
and law to endorse the following statement establishing that people living
with HIV are not criminals in cases where the threshold of significant risk
is not met, and calling for the criminal law to be based on the best
available scientific evidence, not on assumptions, prejudice or fear.
Please send your signature as you would like it to appear - including your
name, organization, title and geographic location - on the signatory list
by Wednesday, Feb 1st at 5:00 p.m. EST to
info@aidslaw.ca. If your
organization will sign on in full, please indicate that as well and include
the French translation of your organization's name if available.
If you are an individual without an organizational affiliation or
professional designation and you would like to also endorse this statement
please do so to the email address above.
There has been a marked increase in the frequency and severity of criminal
charges for HIV non-disclosure throughout the world. In Canada alone, more
than 130 people living with HIV have been charged in less than 15 years.
This includes numerous cases in which their activity posed no significant
risk of HIV transmission. Simply put, this is a miscarriage of justice.
For more information on criminalization of HIV non-disclosure, please visit
http://www.aidslaw.ca/stopcriminalization.
------------------------
*Statement:
IN ADVANCE OF LANDMARK SUPREME COURT CASE, SUPPORTERS WORLDWIDE CALL ON
CANADA TO STOP CRIMINALIZING PEOPLE LIVING WITH HIV*
Monday, February 6, 2012 - Canadian criminal law requires people living
with HIV to disclose their status before engaging in behaviour that
involves a "significant risk" of transmitting the virus. Yet people have
been charged, and convicted for not disclosing their status, even though
their activity did not pose a significant risk of HIV transmission. This is
a miscarriage of justice. Further, it has contributed to a climate marked
by anxiety, fear, stigma and misinformation that undermines HIV
counselling, education and prevention efforts. This puts all Canadians at
greater risk.
On February 8, the Supreme Court of Canada will hear two landmark cases on
this important issue. We, the undersigned, respectfully ask that the Court
use this opportunity to explicitly reconfirm that people living with HIV
are not criminals in cases where the threshold of significant risk is not
met - including cases where condoms are used or the HIV positive person was
being successfully treated with antiretroviral drugs. We ask that the Court
instruct lower courts that significant risk must be determined on the basis
of the best available scientific evidence, not on assumptions, prejudice or
fear.
Finally, we call on the provincial and territorial Attorneys General to
follow suit and adopt guidelines to limit prosecutions in cases of HIV
non-disclosure. These prosecutions are not helpful in putting an end to
this epidemic, and the radical over-extension of the criminal law is
counter-productive and damaging.
*************
**Veuillez diffuser largement**
*Appel de signataires :
Arrêtons la criminalisation des personnes vivant avec le VIH*
Le 8 février 2012, la Cour suprême du Canada entendra deux affaires qui
feront date, concernant l'enjeu de la criminalisation de la non-divulgation
de la séropositivité au VIH (les affaires R. c. Mabior et R. c. D.C.). Les
décisions de la Cour dans ces deux appels auront de profondes implications,
non seulement pour les personnes vivant avec le VIH, mais aussi pour la
santé publique, les pratiques policières et le système de justice pénale,
au Canada.
Nous invitons les organismes et les professionnels du Canada et du monde
entier, qui travaillent sur les questions touchant le VIH/sida ou dans les
domaines de la santé publique et du droit, à se faire signataires de la
déclaration qui suit, où il est affirmé que les personnes vivant avec le
VIH ne sont pas des criminels dans les cas où le critère d'un risque
important n'est pas rencontré, et revendiquant que le droit pénal soit
fondé sur les meilleures preuves scientifiques qui existent, et non sur des
présomptions, des préjugés ou des craintes. Prière de transmettre
l'information pour votre signature (incluant votre nom, celui de votre
organisme, votre titre/fonction et votre situation géographique), telle que
vous souhaitez qu'elle soit publiée dans la liste des signataires, d'ici le
1er février à 17 h (HNE), à
info@aidslaw.ca. Si votre organisme souhaite
être signataire comme entité à part entière, veuillez nous l'indiquer
également.
Si vous êtes un individu et n'avez ni affiliation organisationnelle ni
titre professionnel, mais souhaitez appuyer cette déclaration, veuillez
nous le faire savoir à l'adresse de courriel ci-dessus.
La fréquence et la gravité des accusations criminelles déposées pour la
non-divulgation de la séropositivité au VIH ont connu une augmentation
marquée, dans le monde. Seulement au Canada, plus de 130 personnes vivant
avec le VIH ont été accusées, en moins de 15 ans. Cela inclut de nombreuses
affaires où l'activité en cause ne posait pas de risque important de
transmission du VIH. Ce sont là des dénis de justice.
*Pour plus d'informations sur la criminalisation, visitez
http://www.aidslaw.ca/stoplacriminalisation.
*
--------------------------
*La déclaration*
*À L'APPROCHE D'UNE AFFAIRE PHARE EN COUR SUPRÊME, DES SYMPATHISANTS DU
MONDE ENTIER EXHORTENT LE CANADA À CESSER DE CRIMINALISER LES PERSONNES
VIVANT AVEC LE VIH*
Lundi 6 février 2012 - Le droit criminel canadien exige que les personnes
vivant avec le VIH dévoilent leur séropositivité avant un comportement qui
implique un « risque important » de transmettre le virus. Toutefois, des
personnes ont été accusées et déclarées coupables pour n'avoir pas dévoilé
leur séropositivité, alors que l'activité en cause ne posait pas de risque
important de transmission du VIH. Ce sont là des dénis de justice. De plus,
cela alimente une situation marquée par l'anxiété, la peur, la
stigmatisation et une désinformation, nuisant ainsi au counselling, à
l'éducation et aux efforts de prévention. Cela augmente les risques pour
tous les Canadiens.
Le 8 février, la Cour suprême du Canada entendra deux affaires phares sur
cet enjeu important. Nous soussignés demandons respectueusement que la Cour
saisisse cette occasion pour reconfirmer expressément que les personnes
vivant avec le VIH ne sont pas des criminels dans les cas où le critère
d'un risque important n'est pas rencontré - notamment dans les cas où un
condom est utilisé ou lorsque la personne séropositive suit un traitement
efficace de médicaments antirétroviraux. Nous demandons à la Cour de donner
aux tribunaux d'instance inférieure la directive que la détermination d'un
risque important doit être faite d'après les meilleures preuves
scientifiques disponibles, et non sur la base de présomptions, de préjugés
ou de craintes.
En outre, nous exhortons les procureurs généraux des provinces et
territoires canadiens à adopter une telle orientation par l'adoption de
lignes directrices limitant les poursuites dans des affaires de
non-divulgation de la séropositivité au VIH. Ces poursuites ne contribuent
pas à mettre un terme à l'épidémie du VIH; de plus, l'expansion excessive
et radicale du recours au droit criminel est contre-productive et néfaste.
______________________________
Lindsey Amèrica-Simms
Communications and Outreach Strategist | Conseillère en communication et
relations communautaires
Canadian HIV/AIDS Legal Network | Le Réseau juridique canadien VIH/sida
416-595-1666 ext (poste) 236
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